La révision du plan local d’urbanisme (PLU) de Buc est soumise à enquête publique du 16 octobre au 18 novembre 2017 : c’est notre ultime occasion d’exprimer notre opposition à un projet qui va profondément dénaturer notre belle commune.
D’ici 2030 :
+ 350 logements, passage de 5600 à 6500 habitants, le centre village rasé et offert aux promoteurs pour construire 70 logements (secteur Lavandières/Huguier/blériot) et 60 logements (place de la République). Un autre projet immobilier chemin de la Geneste avec 50 logements. Etc …
Pour justifier cette urbanisation forcée, la municipalité évoque des arguments que nous contestons :
Il faut réviser le PLU pour satisfaire à l'obligation réglementaire d'augmenter la population jusqu’à 6500 habitants : FAUX !
Le Schéma Directeur Régional d’Île-de-France (SDRIF) demande une augmentation de 10 % de la population de la commune d’ici 2030 à partir de la date de son approbation le 27/12/2013. Nous y sommes déjà arrivé puisque depuis fin 2013, 171 logements ont été construits ou sont déjà en chantier : La Résidence des Ancelles (fait): 72 logements, Le Clos Bosquet (en cours): 92 logements, Rue du Haras (fait): 7 maisons. 171 logements multiplié par 2.4 (occupation moyenne INSEE) = 410 habitants. Si on y ajoute les 100 lits du futur EHPAD (chantier en cours) et les 55 logements en Résidence séniors attenant , on arrive à + 565 habitants : OBJECTIF ATTEINT SANS CONSTRUCTIONS SUPPLÉMENTAIRES ! Alors pourquoi ce zèle à construire au-delà des préconisations ?
Par ailleurs les résidences pavillonnaires datant des années 1970, nombreuses à Buc, voient leur population augmenter à nouveau avec le départ de leurs premiers occupants âgés et l'arrivée de familles avec enfants: une AUGMENTATION NATURELLE de la population sans constructions est évidente malgré le phénomène général de dépression des ménages.
Buc conservera son caractère de village: FAUX !
Monsieur le Maire s’est plu à comparer Buc à un « havre de verdure aux portes de Paris ». Beaucoup d’entre nous ont choisi de venir habiter à Buc pour ce cadre de vie. Mais les OAP qui, soit disant, doivent préserver la commune de l’appétit des promoteurs immobiliers, sont en vérité des zones irrémédiablement vouées à leur rénovation radicale passant de secteurs pavillonnaires à de vastes immeubles à l’image de ce qu’est devenu le quartier du Cerf-Volant : une entrée de ville écrasante d’immeubles avec des parkings donnant tous sur la rue principale pour mieux bloquer le trafic ! Une entrée de ville dortoir…Vive le charme du Village prôné à tout va !!!
Les OAP protègent Buc de l'urbanisation incontrôlée: FAUX !
Il est déjà possible de construire des immeubles hors OAP presque partout dans Buc (exemple : projet d'immeuble rue Louis-Massotte ), les PLU ni actuel ni projeté n'en protègent.
LES OPÉRATIONS D’AMÉNAGEMENT ET DE PROGRAMMATION (OAP) NE SONT DONC PAS NÉCESSAIRES.
Si vous partagez nos idées : exprimez-vous lors de l’enquête publique sur la révision du PLU.
Vous pouvez consigner vos observations, propositions et contre-propositions en mairie ou sur https://www.enquetes-publiques.com/Enquetes2?RDEPOT=EP17367
Plus les bucois se mobiliseront, plus il sera tenu compte de leur avis. Après il sera trop tard !
Le 24 mars 2016, la municipalité a informé la population de l'installation à Buc d'un EHPAD (Etablissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) d'une capacité de 100 places- en remplacement de deux établissements qui ferment à Versailles- et d'une résidence sociale de 55 logements. Le site – situé en zone 1N - choisi pour l'implantation est la partie de l'ancien Royal Tennis Club restée libre après la construction de la crèche des Alouettes. Une surface supplémentaire de 300m², prise sur le parc arboré voisin, a également été cédée par la commune au promoteur du projet en vue d'agrandir la surface « disponible » pour construire.
Le site de l'ancien RTC figure toujours en zone 1N (naturelle) au plan de zonage. Seules les occupations et utilisations du sol expressément énumérées dans l'article 2 du règlement de cette zone sont autorisées. On n'y trouve pas de logements. De plus, les aménagements n'y sont admis que s'ils ne remettent pas en cause le caractère naturel de la zone et à condition «qu'une bonne intégration au paysage des constructions ou installations ait été constatée ».
En l'état, le projet ne respecte pas les règles de la zone 1N en plusieurs points comme le retrait des bâtiments par rapport aux limites séparatives, la surface imperméabilisée qui dépasse de très loin celle autorisée, la hauteur totale des constructions qui atteindra 15m alors que les bâtiments industriels de la ZI voisine culminent à 10m, la plantation obligatoire d'un arbre de haute tige pour 100m² de surface hors d'œuvre nette qui sera divisée par deux...pour ne citer que ceux-là.
Afin de contourner ces obligations non satisfaites, la municipalité a décidé de modifier le PLU (avant sa révision) pour adapter le règlement au projet tel qu'il a été présenté.
« Une résidence de logements sociaux adaptée pour les séniors et associée à un EHPAD » a ainsi été ajoutée à l'énumération des occupations admises et une exemption de l'obligation d'application a été insérée aux articles du règlement auxquels le projet n'est pas conforme..
Problème : cela met en péril tous les autres sites intégrés en zone 1N dans la commune. En effet, les mesures dérogatoires introduites ici, pourraient également s'appliquer ailleurs moyennant une petite « modification » rapide.
Ce serait alors évidemment la fin du caractère naturel des sites classés dans la zone 1N comme le parc du château, le site du Daily Golf, le stade et ses environs, le Pré St Jean, le parc de la Sauvegarde, des terrains à l'est des arcades et même un morceau du bois des Gonards.
Pour éviter cette dérive, il eut été moins équivoque, si l'on tenait absolument à réaliser le projet sur le site choisi, de changer sa classification pour l'intégrer dans une zone dans laquelle le type de construction souhaité est normalement permis.
Par ailleurs, la multiplication des exemptions d'application des règles affaiblit le règlement dont la lisibilité s'en trouve troublée.
Il sera salutaire de s'en rappeler au cours de la mise en révision du PLU.
Dans le cadre de la Procédure Intégrée pour le Logement, le projet a été soumis à une enquête publique qui s'est déroulée du 2 mai au 2 juin 2016. Le commissaire enquêteur a remis son rapport et un avis favorable le 22 juin 2016. Ce document est normalement consultable en mairie pendant un an, annexes et réponse du pétitionnaire comprises.
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La rue Louis BLERIOT change progressivement de visage : les immeubles remplacent les pavillons. Après l'aménagement du quartier du
Cerf-Volant et la réalisation de la résidence du Clos Bosquet, 91 nouveaux logements en front de rue sont prévus adossés trop près au site classé de la vallée de la Bièvre, également espace boisé classé. Trop tôt pour savoir ce qu'il adviendra du Fort de Buc : Un groupe de travail consultatif a été créé sur le sujet par la Municipalité. APACH y participe. Nous saluons l'abandon de l'idée, un temps envisagée, de déplacer l'espace boisé classé de la parcelle de plus de 13 hectares du Nord Ouest du fort vers
le Sud afin de la permuter avec la zone urbanisable AU. |
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Le Fort de Buc dans son état actuel
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Le 21 Oct. 2017 à 18:32:15
Je, soussignée Marlène GOURCEAUD demeurant à BUC, partage les opinions exprimées dans le texte ci-dessus et demande à Mesdames, Messieurs les Conseillers municipaux de la commune de NE PAS ACCEPTER EN L'ETAT LES PROJETS DE REALISATION DE CES INFRASTRUCTURES PUBLIQUES CAR LEURS EMPLACEMENTS ET LA CONCOMITANCE DE LEURS REALISATIONS OCCASIONNERAIENT D'INUTILES NUISANCES ET SUPPRIMERAIENT DES ESPACES OUVERTS QUE J'APPRECIE
Le 22 Oct. 2017 à 18:59:39
Je partage les inquiètudes exprimées par APACH quant à la densification du tissu urbain, le niveau de pollution avec l'augmentation très massive du nombre de véhicules, la concentration des équipements notamment en centre ville sans étude d'impact, la disparition des espaces verts qui font le charme de la ville et constituent le cadre de vie que j'ai choisi en m'installant à Buc.
Je ne suis pas réfractaire à l'évolution des équipement de notre ville ni au renouvellement de son bâti mais je souhaite que ces évolutions respectent l'esprit du village sans adopter le rythme urbain des villes dortoirs des banlieues tant décriées.
Les projets d'urbanisation et d'équilibre financier (investissemeent et fonctionnement) proposés impacteront la ville pour de très longues années.
Ainsi je demande à Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux de ne pas réaliser en l'état le programme de travaux présentés d'une part et de préparer un PLU plus protecteur de notre cadre de vie et plus ambitieux pour notre environnement d'autre part
Véronique Huynh